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Le mot « changement » est certainement un des plus employés dans le monde politique. Nous nous en étonnons toujours, constatant que les difficultés quotidiennes ne sont pas résolues, que le chômage augmente, que les conditions de vie et de travail se dégradent. Et nous avons tort. Il y a changement. Simplement, il va dans le sens inverse de celui qu’attendent la majorité...[Lire la suite] par Anne-Cécile Robert Par quel miracle la lutte contre les privilèges a-t-elle été détournée au profit des vrais privilégiés ? Dans le vocabulaire médiatique – qui ressemble curieusement à celui de l’UMP – les privilégiés sont aujourd’hui les fonctionnaires et les agents des services publics. Alors que le gouvernement a fait 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, ce sont...[Lire la suite] par Gilbert Legay Le plus noir des crimes : celui d’obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple. Emile Zola Depuis plusieurs décennies, la France vit une histoire d’amour contrariée avec la télévision. Celle-ci s’est imposée comme le premier média d’information, mais après les louanges, elle fut l’objet de critiques et de diverses orientations au gré des...[Lire la suite] par Olivier Pascault Qui assiste, médusé, à l’actualité judiciaire retranscrite par les médias depuis plusieurs mois, ne peut qu’être inquiet de quelques dérives liberticides flagrantes. La presse se fait l’écho des déboires de plus en plus de citoyens placés en garde à vue, de suicides en prison, de procès incompréhensibles. Notamment, un journaliste célèbre a récemment défrayé la chronique des interpellations pour le moins musclées d’une...[Lire la suite] Depuis quelques mois, les agents de l’INSEE mènent un combat contre la volonté du gouvernement de délocaliser l’Institut de Paris à Metz pour compenser le départ des militaires. On en parle, mais on n’a pas toujours conscience des enjeux. Certes, le personnel de l’INSEE refuse une décision arbitraire et absurde ; certes, il défend ses intérêts en refusant ces départs sans raisons. Mais il...[Lire la suite] Il y a une dizaine d’années, en plein cœur du débat sur la parité, de doctes esprits, souvent d’ailleurs masculins, expliquaient que la politique, sous l’égide des femmes, serait marquée par la douceur. Bref, le discours sur l’essentialisme était à la mode. Grâce à Martine Aubry et Ségolène Royal d’un côté, Rachida Dati et Michèle Alliot-Marie de l’autre, le résultat nous est apparu pour...[Lire la suite] Jamais en retard d’une justification, Bernard Kouchner a déclaré le mardi9 décembre, à l'occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme : « Je pense que j'ai eu tort de demander un secrétariat d'Etat aux droits de l'homme. C'est une erreur… Il y a contradiction permanente entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un État, même en France...[Lire la suite] Les langues régionales font partie de notre patrimoine. La cause est entendue et actée par tout un arsenal juridique depuis des années. Mais des pressions s’exercent de façon permanente, au prétexte de la préservation de ce patrimoine, pour attaquer la République, censée réprimer la diversité au nom de l’égalité des citoyens. Des forces, en particulier au sein du Conseil de l’Europe, interviennent pour obliger,...[Lire la suite] Le député Christian Paul s’est vu proposer d’animer un Laboratoire des idées au sein du PS. Arrétons-nous sur cette constatation : un laboratoire est créé, ‘’autonomisé’’, afin que des idées et de l’innovation émergent. Ainsi donc un des deux principaux partis politiques de notre pays a besoin d'innover dans sa pensée alors même que ses relations avec les citoyens sont au point mort...[Lire la suite] Jacques Attali est bien connu tant pour sa suffisance que pour son manque de pudeur. Etant un des principaux artisans de la dérégulation financière dans les années 1980, un de ceux qui dernièrement encore en demandaient l’accentuation, en particulier par le développement des fonds de pension, on ne peut que s’étonner de voir certains organes de presse l’interroger sur les solutions à la crise. Le...[Lire la suite] L’essence de la philosophie politique de Montesquieu (1689-1755) est, dit-on depuis les travaux de Raymond Aron, le libéralisme. Pourtant, en décrivant l’individu comme l’émanation des rapports juridiques, l’auteur de L’Esprit des lois contestait déjà, en 1749, cette interprétation : il n’est donc pas un libéral car, pour lui, l’individu n’est pas indépendant des rapports sociaux. Au contraire, Montesquieu semble partager la conception républicaine du pouvoir,...[Lire la suite] |
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