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Dimanche 24 Février 2019

 Lettre n°31: Brèves


   Simulacre républicain



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 Jeudi 17 Septembre 2009

 Des élus du Parti Socialiste se sont rassemblés le 22 juin au Jeu de Paume, à Versailles, peu de temps avant que le chef de l’Etat ne prenne la parole au Congrès. Ils ont affirmé leur refus d’une dérive présidentialiste des institutions, parlant même d’ « Etats généraux pour une République moderne ». Ce lieu est, en effet, hautement symbolique. Les députés du Tiers y ont prêté serment, il y a deux cents ans, pour assurer, contre le roi, la souveraineté de la nation toute entière. Ils étaient conscients d’en représenter les 96 %. Assurément, l’histoire est rusée, puisqu’elle donne aujourd’hui à un parti votant « oui » aux traités européens, et dont la représentation du peuple est très contestée, la possibilité de se croire révolutionnaire. Hier encore, certains élus socialistes chantaient La Marseillaise à l’Assemblée pour faire figure d’opposants. Mais est-on républicain lorsque l’on utilise les symboles du peuple pour en renier les principes ? Nul commentateur n’a parlé du « Cirque d’hiver ». Pour un Parti Socialiste qui, depuis plusieurs décennies, ne cesse de justifier tous les abandons au nom de la construction européenne, c’eût été plus pertinent. Mais il est vrai qu’il s’y réunit déjà très souvent.



Pour une meilleure connaissance de ces dérives, lire, entre autres :
André Bellon, Une nouvelle vassalité, Mille et une nuits, 2007


J.M.


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