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Notre époque est-elle formidable ? (*) Lundi 26 Avril 2010 Le printemps est arrivé, mais les perspectives sociales et économiques restent désespérément embrumées. Le pouvoir se réjouit des « réformes » et des « modernisations » entreprises, sans qu’aucune ne soit conclue de façon satisfaisante, renonçant même à appliquer des lois votées ; c’est ainsi que la taxe carbone, déjà critiquable dans ses modalités, est passée à la trappe ! Le pouvoir s’égare et se noie dans la précipitation. Deux objectifs échappent à sa fébrilité : la privatisation rampante des services publics et le démontage pièce par pièce de l’édifice républicain. La volonté est de mettre nos institutions en adéquation avec les dogmes européens du Traité de Lisbonne, double du projet constitutionnel, démocratiquement repoussé par la souveraineté nationale lors du référendum du 29 mai 2005 ! Le résultat de cette politique, imposée aux citoyens de ce pays, se traduit chaque jour par des fermetures d’entreprises, une augmentation continue du chômage, des réductions d’effectifs dans l’Education nationale et dans la Police, alors que l’insécurité, thème de choix du pouvoir, est dans l’école et dans la rue … Le pouvoir tente chaque jour de justifier cette politique en s’abritant derrière les effets de la Crise, qu’il n’avait pas vu arriver à une époque où les cabrioles bancaires lui semblaient des signes de vitalité à imiter !... Il s’approprie aussi certaines préoccupations légitimes de la société ; ainsi l’écologie, dont rien ne témoigne qu’elle soit au centre de ses réflexions, lui apparaît soudain comme essentielle, au point de rêver s’attirer les votes écologistes au second tour des régionales de mars (lire l’article de Jean-Pierre Alliot). C’est dans un tel environnement politique et au moment où une rumeur a été amplement diffusée qu’il est utile de s’interroger sur le rôle des médias et sur la responsabilité qui leur incombe (lire l’article d’Anne-Cécile Robert). C’est le même souci de bonne information qui devrait s’appliquer aux projets de modifications institutionnelles… Par crainte du pire ! (lire l’article d’Etienne Tarride) * - "Formidable" vient du latin formidare : "qui fait peur" Autres articles Lettre n°64: Editorial Trois ans après la fermeture de l’usine ArcelorMittal de Gandrange, les 150 (sur 571) salariés reclassés sur le site du groupe indien à Florange affrontent à nouveau la perspective d’un (bien mal nommé) plan social. Par un écoeurant renversement des rôles, l’entreprise a adressé une sorte d’ultimatum au gouvernement français...[Lire la suite] Lettre n°29: Un mot dans l'air du temps par Jean-Pierre Alliot L’effondrement du système financier, masqué par l’intervention massive des États, se double d’une incapacité des classes dirigeantes à assurer la stabilité politique. Et se triple d’une absence de représentation politique des classes populaires, celle qui sont majoritaires et qui, en votant non au Traité Constitutionnel...[Lire la suite] |
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