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L'instituteur et le sorbonagre. 50 propos sur l'école de la République. Mercredi 08 Juin 2011 Ce livre reprend cinquante textes, tous quasiment inconnus du philosophe Alain, Emile-Auguste Chartier (1868-1951). Le philosophe de l'école républicaine écrivit ces textes avec une chaleur particulière pour lutter contre l'esprit de soumission et contre la bêtise de certains pédagogues. L'école républicaine, selon lui, est un grand enseignement public devant promouvoir l'usage crucial de la raison, renverser les idoles et oeuvrer au progrès de la société. Elle s'oppose donc - ce qu'il ne cesse ici de dénoncer - à une simple organisation gérée par des bureaucrates à la va-vite. Trésor de la démocratie, l'école républicaine se doit pour cette raison d'être parfaitement laïque et de diffuser l'esprit de laïcité, de savoir et de solidarité. Mais le philosophe Alain va plus loin en rappelant les leçons de vie de Socrate et de Marc Aurèle, c'est-à-dire en voyant donc aussi dans l'école publique un remarquable lieu pour apprendre à se connaître et à se conduire avec respect vis-à-vis des autres. L'Ecole publique répudie tous les dogmes, y compris économiques bien sûr, et doit libérer les talents et l'esprit de progrès personnel pour émanciper l'élève de ses déterminations préalables. "Enseigner ce n'est point vendre, c'est donner" (p. 78). Sage toujours, impertinent le plus souvent, hostile aux sorbonnards seulement savants, Alain est à relire en ces temps néolibéraux de panne de l'instruction publique. Et ici, justement, à redécouvrir. Alain, L'instituteur et le sorbonagre. 50 propos sur l'école de la République, Paris, Mille et une nuits, 2011, 134 pages, 4 euros. J.M. Autres articles Lettre n°47: Brèves En se rendant, ce samedi 26 février, à Rome, au deuxième congrès des Chrétiens réformistes, acteurs essentiels de la droite conservatrice, le Premier Ministre italien, M. Silvio Berlusconi, a lancé des charges virulentes, au nom des principes chrétiens, contre l’école publique, la laïcité et la gauche en particulier, qui ne...[Lire la suite] Lettre n°36: Chronique de l'antirépublique par André Bellon La vie politique est en crise et la démocratie est de plus en plus un mot sans conséquence. C’est sur ce champ de ruines que des voix de plus en plus insistantes autant qu’insidieuses proposent de tirer au sort les représentants du peuple au...[Lire la suite] |
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