République !
Samedi 23 Juillet 2016

 Lettre n°56: Brèves


   Démocratie et élections : la présidentielle



  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte  Imprimer cet article  Version .pdf 

 Lundi 20 Février 2012

 Le bruit entretenu par la candidate du Front National sur son incapacité éventuelle à réunir les 500 signatures exigées par les règles de la Constitution actuelle, conduit à des interprétations diverses.

Beaucoup de nos amis républicains hostiles aux idées véhiculées par son idéologie, croyant à cette éventualité s’en réjouissent. On ne saurait les en blâmer à priori.

Certains autres y voient une manœuvre politicienne, qui trouvera une issue positive à temps.

Une autre attitude, des plus cyniques, mais non dénuée de possibilité, l’imagination étant toujours fertile dans les combines politiques de bas étage, serait que ses électeurs orphelins reportassent leur voix sur un autre candidat, ignorant probablement les effets mortels du cadeau de Nessus à Hercule.

En dehors du côté machiavélique et de basses manœuvres que cela suppose, il y aurait là une atteinte profonde à l’expression de la démocratie: ne pas permettre à une partie importante de nos concitoyens de s’exprimer, aussi contestables que soient leurs motivations, est la condamner à une disparition certaine. Il faut ici suivre Voltaire plutôt que l’intransigeance d’un Saint-Just .


M.L.


  Autres articles


  Lettre n°7: Brèves
      Les spécialistes de la crise politique

    Effrayés par l'éventualité de l'élection d'un candidat non prévu par l'industrie médiatico-sondagière, certains politiciens menacent d'une crise politique sans précédent qui surviendrait alors. Le dernier des ces augures a été, le 17 mars, Lionel Jospin, un spécialiste de la chose, bien avant le 21 avril 2001, et qui s'était surpassé...[Lire la suite]


  Lettre n°24: Note de lecture
       Francine Markovits : Montesquieu. Le droit et l'histoire

    L’essence de la philosophie politique de Montesquieu (1689-1755) est, dit-on depuis les travaux de Raymond Aron, le libéralisme. Pourtant, en décrivant l’individu comme l’émanation des rapports juridiques, l’auteur de L’Esprit des lois contestait déjà, en 1749, cette interprétation : il n’est donc pas un libéral car, pour lui, l’individu n’est...[Lire la suite]


  • © MWebmaster 2006-2016 - Le Groupe République !