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La lutte des classes en dérapage incontrôlé Lundi 26 Mars 2012 par René Robert Warren Buffett, l’un des hommes les plus riches du monde, déclarait à la CNN, chaîne de télé américaine, le 25 Mai 2005 : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner ». Ces propos repris par le New-York Times du 26 novembre 2006, éclairent et expliquent les politiques menées par la finance mondialisée, appliquée avec zèle par les dirigeants des Etats de l’U.E, dont Monsieur Sarkozy : ces politiques sont les outils d’une vengeance de classe ! Depuis près de quarante ans, la «bourgeoisie financière » s’emploie à détruire l’unité de la classe ouvrière, qui l’avait rendue si redoutable. Elle y est en partie parvenue par le chômage de masse, la précarité et la flexibilité de l’emploi, les atteintes de plus en plus graves au Droit du travail et à la protection sociale, l’asphyxie des services publics et les privatisations. Après avoir ainsi dispersé, désorganisé, affaibli la classe ouvrière, parfois avec la complicité d’une partie de la gauche, la droite veut achever sa tâche, tout en affaiblissant l’Etat. Ce n’est pas une opinion, c’est un constat. Toutes les décisions, mesures, lois, prises par Monsieur Sarkozy et sa majorité servile et complice, confirment ce constat : toutes s’attaquent uniquement aux salariés. Monsieur Sarkozy, comme ses partenaires de l’UE, ne travaille que pour les riches ! Les dettes dites souveraines et tout le cirque médiatique qui les orchestre, n’a pas d’autre objet que de tenter de ramener les salariés à leur situation du XIXème siècle, où ils n’avaient aucun droit. Le tout au nom de la modernité et du coût du travail ! Étrange manipulation des mots qui déclare « moderne» ce qui est un recul dans le passé, une régression sociale ! Quant au coût du travail, il est toujours trop élevé pour ceux qui rêvent de rétablir l’esclavage ! Comme le disait un des personnages de Malraux : « Mon hostilité profonde va moins aux possesseurs qu’aux principes stupides au nom desquels ils défendent leurs possessions. » Le grand retournement Révélée comme moteur de l’histoire moderne par Marx et Engels, la lutte des classes occupait la scène depuis plus de deux siècles, à mesure que se développait le capitalisme. Et la bourgeoisie, par la voix de la droite, accusait la classe ouvrière de l’avoir déclenchée et de l’alimenter en permanence pour perturber les affaires, en troublant inutilement la paix sociale. Car les dirigeants de l’économie savent bien que ce sont les luttes sociales, et elles seules, menées par la classe ouvrière, irriguées par les idées socialistes, puis appuyées par les syndicats et les grands partis de gauche, qui ont arraché au patronat les acquis sociaux, imposé les nationalisations et développé les grands services publics, ces outils de l’égalité républicaine. La gauche oublie-t-elle cette vérité ou en a-t-elle peur ? Car la lutte des classes semble être tombée en désuétude depuis une trentaine d’année dans les grands partis de gauche, qui en étaient jusque là, les porteurs et les animateurs. Au Congrès de l’Arche, en 1991, le PS l’a même retirée de ses statuts. Quant au PC il n’en dit mot ! Mais voila, la lutte des classes n’est pas morte : mais c’est la droite qui la conduit ! Les milieux financiers sont si sûrs d’eux-mêmes, qu’ils proclament ouvertement leurs intentions : il suffit de les chercher un peu. Denis Kessler, ancien n°2 du Medef, les donne dans « Challenge », la revue du patronat français, dans son n° du 04-10-2007, intitulé : « Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !». Il s’agit de défaire l’application du programme du Conseil National de la Résistance de 1944, c’est-à-dire la Sécurité Sociale, le droit du travail, les services publics et de privatiser à tout va ! Il s’agit d’effacer l’héritage de la Révolution française ! C’est la mission que le Medef a donnée à Sarkozy : ce qu’il fait ne doit rien à l’improvisation : il applique le programme du Medef ! C’est aussi le programme du FMI, de l’OMC et de l’Union Européenne. Les traités de l’UE dépouillent systématiquement les Etats nationaux de tous les pouvoirs régaliens. Une technocratie au service exclusif de la finance mondialisée veut diriger les Etats pour asservir leurs peuples. Le traité de Maastricht a retiré aux Parlements nationaux le pouvoir monétaire ; les traités de Barcelone et de Lisbonne ont poursuivi le travail en développant la concurrence tous azimuts. Le plan Merkel-Sarkozy, veut aller plus loin : le MES retire aux parlements nationaux le pouvoir budgétaire ! S’il est appliqué, il ne restera aux députés et sénateurs que le pouvoir de déterminer le nombre et l’emplacement des radars et des caméras de surveillance ainsi que celui des prisons ; ils ne serviront plus qu’à surveiller et à punir ! A quoi bon aller voter ! Le vieux rêve de la droite la plus réactionnaire sera réalisé : le suffrage universel deviendra sans objet ou se retournera contre le peuple : 1789 sera effacé ! Toute la politique de Sarkozy et de l’Union Européenne, au service de la finance mondialisée, est une politique de classe. La bourgeoisie n’a jamais accepté la souveraineté du peuple. Faisons mentir Warren Buffett ! Sarkozy, l’UMP et leurs alliés : Dehors ! Le peuple doit reprendre le contrôle de sa propre souveraineté, ce bien commun qu’on lui confisque ! En France, comme ailleurs, cela doit commencer par l’élection d’une Assemblée Constituante. René Robert Autres articles Lettre n°35: Brèves On se souvient des lamentations des journalistes qui s’étaient fait manipuler lors de l’affaire des faux charniers roumains de Timisoara en décembre 1989. Sur le moment, la presse unanime s’exclama « plus jamais ça ! ». On fit alors des colloques sur la déontologie du métier de journaliste, on reparla...[Lire la suite] Lettre n°48: L'événement par Gilbert Legay Le débat n’avait jamais été refermé, mais il a repris une nouvelle vigueur depuis le discours du Président au Latran, le 20 décembre 2007 ; les allusions aux rôles respectifs de l’instituteur, du curé ou du pasteur, le rappel aux « racines chrétiennes...[Lire la suite] |
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