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Jeudi 21 Mars 2019

 Lettre n°60: Brève


   Parlerons-nous tous anglais ?



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 Mercredi 20 Juin 2012

 Si l’anglais est une langue dont la connaissance et la maîtrise sont indispensables, il n’en reste pas moins que certaines élites considèrent cette dernière comme un utile outil d’avenir pour la suppression des langues nationales. Ainsi, en France, qui ne se souvient pas des tentatives pour réduire, dans le monde du travail en entreprise, dans l’hôpital ou dans l’enseignement public, la prédominance de la langue française ? En Italie, l’école Polytechnique de Milan a de son côté récemment choisi de programmer à partir de 2014/2015 tous ses cours en anglais.

Bien sûr, cet objectif se présente comme une nécessité par temps de crise économique : « faire accéder tous les étudiants à la sphère internationale du monde du travail », « attirer des étudiants étrangers » et doter son école d’un « rayonnement international ».

Mais, d’une part plusieurs questions demeurent : peut-on obliger des enseignants à faire cours dans une langue qu’ils n’ont pas choisie, l’anglais ? Quelle menace représente justement le « tout anglais » sur les institutions publiques, surtout quand il obéit à une logique économique ?

D’autre part, voila encore un moyen pour séparer les « élites » et leurs peuples.
En France, certaines voix se font entendre pour consacrer l’hégémonie de la langue de Coca-Cola. Prudence.


J.M.


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