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Mardi 20 Février 2018

 Lettre n°7: Brèves


   Qui réclame des statistiques ethniques ?



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 Mardi 20 Mars 2007

 La SOFRES a réalisé le 31 janvier pour le Conseil Représentatif des Associations Noires de France (CRAN) un sondage sur « les discriminations à l’encontre des populations noires de France ». La réalisation de ce sondage s’inscrit dans une offensive visant à remettre en cause un des principes fondamentaux de la République – qui « assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion » – en introduisant en France une classification ethnoraciale. Dans son livre Témoignages (XO Editions, 2006), le candidat Nicolas Sarkozy regrette ainsi que «nos statistiques ne reconnaissent que deux catégories de personnes : les françaises et les étrangères » et qu’il soit «interdit en France de calculer le nombre de Français d’origine maghrébine, d’origine turque, d’origine chinoise, le nombre de Français noirs ». Avant de récidiver, le 20 octobre 2006, dans un entretien au Parisien, en interrogeant tout haut : «J’aimerais qu’on me dise pourquoi il serait normal de faire de la discrimination positive pour les femmes ou les handicapés, et pourquoi ce serait anormal pour les compatriotes de couleur ». Le Royaume-Uni fournit un exemple de ce que souhaiterait le ministre de l’Intérieur. Une classification ethnoraciale, basée sur une auto-déclaration, y a en effet été introduite depuis le recensement de 1991. À cette date, neuf grandes catégories avaient été établies : Blanc, Noir Antillais, Noir Africain, Autre Noir, Indien, Pakistanais, Bangladais, Chinois, Autre groupe ethnique. En 2001, le nombre de catégories (variable entre l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Ecosse et l’Irlande du Nord) a explosé : apparition des catégories Métis (« mixed »), éclatement des Blancs entre Britanniques (« British »), Irlandais (« Irish »)… En France, le débat semble suffisamment avancé pour que l’intersyndicale (CGT, CFDT, CGT-FO, SUD et CGC) de l'INSEE réaffirme solennellement, le 7 mars, son refus d'introduire dans le travail statistique public des critères ethnoraciaux.

LP


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