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Un monde formidable Mardi 18 Octobre 2011 Dans un monde qui cherche sa recomposition, les marchés financiers continuent de régner en maître. Quant à l’Union européenne, elle est confrontée à ses contradictions profondes. De toutes parts s’impose une évidence. Nous sommes dans une fin d’époque, au cœur d’un tournant historique profond. Mais le moins qu’on puisse dire est que notre pays n’y est pas préparé. Loin de rechercher une force collective face aux défis du moment, il délègue son avenir à des pouvoirs extérieurs, incernables, se soumet aux diktats de Bruxelles ou de l’OMC sans aucunement chercher à les influencer. À force de vouloir être le meilleur élève de la classe, il ne se pose plus aucune question sur les programmes qu’il subit. En prétendant participer à la mondialisation, il se coupe de toute perspective internationaliste. Alors qu’il faudrait rassembler notre peuple pour faire face, on l’émiette en fonction de critères de religion, de zone géographique, de richesse et….. Les corps constitués sont les meilleurs propagandistes de ces dérives (Voir article de Gilbert Legay). Les services publics sont dissous dans de prétendues obligations qui ne sont que le cache sexe des principaux intérêts financiers. Les agents publics, garants théoriques de l’intérêt général, sont de plus en plus nommés en fonction de critères de copinage (Voir article d’Étienne Tarride). Les élections, dans un tel contexte, servent souvent au mieux à éliminer le plus mauvais. Le basculement du Sénat est très révélateur de cette situation, le rejet du Président sortant devenant évident même aux yeux de son propre camp (Voir article de Jean-Pierre Alliot). Certes, Nicolas Sarkozy est la caricature d’une classe dirigeante méprisante et sans scrupules. Il n’est jamais, cela étant, que l’expression exagérée de tous les dérapages qui nous ont conduit au bord de l’abime que nous surplombons aujourd’hui. Les affaires qui s’accumulent sont simplement plus nombreuses et plus graves que les précédentes. La présidentielle sera-t-elle seulement le moment d’un changement de personne, d’un assainissement minimal nécessaire ? Si cela devait être le cas, les problèmes restant les mêmes, il n’y aurait pas pour autant de solution durable. On ne peut s’affliger perpétuellement des conséquences tout en s’accommodant des causes. Autres articles Lettre n°5: Brèves Le vocabulaire que l’on emploie n’est pas innocent. Il peut trahir des intentions jusque-là bien dissimulées. Ainsi, certaine note interne d'une Caisse Primaire d’Assurance Maladie semble oublier que nous ne sommes à son égard que de simples assurés ; elle envisage de « construire de nouvelles offres de services différenciées...[Lire la suite] Lettre n°31: Brèves Voila des années que tous les gouvernements, quelle que soit leur couleur, proclament le dogme suprême : « Un bon gouvernement doit baisser les taux de prélèvements obligatoires ». Ce discours leur permet d’affaiblir le rôle de l’État, remettant ainsi en cause les services publics et les politiques de solidarité...[Lire la suite] |
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